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Organisation Mondiale
de la Santé Animale
Editeur Responsable:
Abdoulaye Bouna Niang

 

 

Rapport annuel de la Représentation Régionale de l'OIE pour l'Afrique

Bamako - Mali

2004

I. STATUT DE LA REPRESENTATION REGIONALE

Les activités de la Représentation Régionale de l'OIE pour l’Afrique couvrent les 51 Pays membres africains de l’OIE, tous membres de la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique, dont 32 pays sont également bénéficiaires du programme PACE. Cette Commission, constituée par les Représentants des Pays Membres nommés par leur Gouvernement vote les Recommandations relatives aux politiques sanitaires animales du Continent africain. Ces recommandations sont entérinées ensuite par tous les autres Pays Membres de l’OIE, ce qui renforce aux niveaux régional et mondial leur légitimité politique et technique.
La Représentation Régionale Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) a bénéficié pour sa phase de création de ressources financières allouées par l’Union Européenne dans le cadre du programme Panafricain de Contrôle des Epizooties (PACE) dont la Convention de financement signée le 30 août 1999 par l’Organisation de l’Union Africaine et l’Union Européenne devrait prendre fin le 31 octobre 2004. La contribution financière du programme PACE au fonctionnement de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique est versée au Bureau Central de l’OIE à Paris. Un programme spécial de soutien aux politiques de santé animale en Afrique a été préparé par la Représentation Régionale et le Bureau Central de l’OIE en vue d’une requête de financement auprès des bailleurs de fonds lorsque prendra fin, le financement du programme PACE. Un mécanisme de contribution directe des pays membres au fonctionnement de la Représentation sera prochainement créé.

 

II. ACTIVITES MENEES EN 2003 – 2004 (de Juin 2003 à Décembre 2004)

L'objectif principal des activités menées par la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique à court et moyen terme vise un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux des animaux et produits d'origine animale, grâce à la conformité aux normes de l'OIE et au respect progressif des obligations de l'Accord SPS.

Les activités de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’ Afrique ont été menées sur trois plans :

S'assurer de la qualité et de la fiabilité des informations concernant les maladies animales et les zoonoses et veiller au respect des normes de l’OIE dans les politiques nationales et régionales de lutte contre les épizooties mises en application par les services de santé animale. Ceci implique un appui méthodologique aux Pays Membres ayant des difficultés pour se conformer aux exigences internationales.

Améliorer les capacités des Chefs des Services vétérinaires et des autres acteurs de la santé animale, notamment les vétérinaires privés et les paravétérinaires en recherchant les ressources, puis en organisant les cours ou séminaires jugés prioritaires par les pays de la région, afin d'améliorer la connaissance et la pratique des normes de l'OIE, la qualité de la certification vétérinaire des produits animaux, ainsi que les politiques appropriées au regard des médicaments vétérinaires.
Ces activités ont pour objectif le renforcement des capacités techniques desServices vétérinaires et de la communauté scientifique vétérinaire régionale grâce à des actions de formation et une mobilisation accrue d'experts africains pour participer aux réunions des groupes scientifiques ad hoc de l'OIE, afin d’améliorer la participation des pays en développement aux négociations sanitaires internationales conduisant à la création ou à l’actualisation des normes et lignes directrices de l’OIE.
Enfin, en investissant sur l'amélioration de la qualité des Services vétérinaires et sur la qualité des ressources humaines dans le domaine zoosanitaire, les pays contribuent à une meilleure sécurité sanitaire des aliments (lutte contre les zoonoses et les maladies d’origine alimentaire) notamment dans le cadre de l’harmonisation des réglementations sanitaires, en veillant à leur conformité aux normes internationales.

Renforcer la Coopération avec les Organisations Sous-régionales (UA-IBAR, ECOWAS, SADC, UEMOA, CEMAC-CEBEVIRHA, UMA), en vue de s’appuyer sur des structures sous-régionales pour l’accélération de l’harmonisation réglementaire et les échanges entre pays.  

 

III. PRINCIPAUX RÉSULTATS

1. Système d’information (Rapportage des pays à l’OIE)

ETAT DE LA RECEPTION PAR L'OIE DES RAPPORTS MENSUELS
POUR 2004 DES PAYS MEMBRES DU CONTINENT AFRICAIN

Tous les rapports reçus

       

Afrique du Sud

Egypte Mali Nigeria Tunisie

Algérie

Erythrée Maroc Ouganda Zambie

Bénin

Ethiopie Mauritanie Soudan Zimbabwe

Burkina Faso

Ghana Maurice Sénégal  

Centrafricaine (Rép.)

Guinée Malawi Swaziland  

Congo (Rép. dém. du)

Guinée-Bissau Mozambique Tanzanie  

Côte d'Ivoire

Kenya Namibie Tchad  

Djibouti

Lesotho Niger Togo  

 

2. Amélioration des capacités des Chefs des Services vétérinaires et autres acteurs de la
santé animale, notamment les vétérinaires privés et les paravétérinaires
 

Activités

Indicateurs

Résultats


Qualité des

Services

Vétérinaires


Suivi de la régularité et la qualité des rapports mensuels des Pays membres

Missions d’appui et relances à effectuer

Coopération avec le VLPU pour le respect des normes de l’OIE lors de l’élaboration des législations concernant l’organisation des services vétérinaires et suivi des travaux du groupe ad hoc sur les para professionnels.

Appui de l’OIE à la législation sur le médicament vétérinaire et son harmonisation au niveau régional

Organisation conjointe de séminaires thématiques 



Evolution du recouvrement des contributions des Pays membres et finalisation des demandes d’adhésion (Guinée Bissau, Gambie, Seychelles)



Etude d’un mécanisme de financement de la représentation régionale par les pays membres


Des efforts doivent être fournis par les pays afin d’éviter les retards (voir tableaux)



Les travaux du groupe sur les paraprofessionnels ont été discutés, lors de la 72ème session OIE Mai 2004.




Zone UEMOA : séminaire de Bamako au mois de Février 2005.

Caire Octobre 2004. Séminaire OIE /AU-IBAR. Mise en œuvre des normes internationales zoosanitaires : quelles solutions.

Guinée Bissau est membre
Gambie (mois de Mai 2004)
Cap Vert et Seychelles non encore membres.
Bon recouvrement des contributions. Il reste quelques pays encore en retard.



Reconnaissance par

l'OIE du statut sanitaire
des Pays membres



Procédure OIE de reconnaissance du statut indemne de peste bovine des Pays membres



Statut indemne de fièvre aphteuse et de péripneumonie contagieuse bovine des pays de la ligne SADC. Appui aux laboratoires pour référencement OIE

Lutte contre la Fièvre de la Vallée du Rift. Coopération scientifique FAO/OIE



La Mauritanie a recouvré son statut de pays Indemne en 2004.
La Côte d’Ivoire, le Tchad, (zone) l’Erythrée ont été proposés pays provisoirement indemnes par l’OIE. (1)

Projet Union Européenne pour la zone SADC avec un appui de l’OIE.


Plusieurs séminaires et réunions OIE / AU-IBAR / FAO tenus



Renforcement de
la
Coopération
avec les
Organisations
Sous-
Régionales



Missions à réaliser auprès de ces Organisations et étude de l’implantation des antennes sous- régionales de l’OIE 


Encourager la coopération entre les laboratoires africains et les laboratoires de référence de l’OIE.



- SADC : Financement Union Européenne
- UMA : discussions en cours.

 

En préparation (plateforme technologique)

(1) Dans sa session du 13 au 19 janvier 2005, le Comité scientifique pour les maladies animales de l’OIE a déclaré pays indemnes d’infection de peste bovine, au titre de l’Article 2.3.14.2 du Code des animaux terrestres : L’Erythrée, le Bénin, Le Togo et le Sénégal et pays indemnes de peste bovine au titre de l’Article 2.3.14.3 du Code Terrestre, les pays suivants : Nigeria, Tanzanie, Ethiopie et Soudan (zone A). L’Ouganda devra fournir des informations supplémentaires afin de consolider son dossier.



IV. Programme d’Activités de la Représentation Régionale : Coordination et Appui aux politiques de Santé Animale en Afrique

 Objectif Stratégique

Afin d’améliorer les politiques de protection de la santé animale des troupeaux africains, la Commission régionale de l’OIE pour l’Afrique réunie à Maputo (Mozambique) en 2003 a décidé à l’unanimité de se fixer comme objectif stratégique de renforcer, à court et moyen terme, les capacités des services vétérinaires dans les domaines de l’information sur les maladies animales, la sécurité sanitaire des échanges régionaux et internationaux, le développement de ces échanges, la protection de la santé animale et de la santé publique, en vue d’une plus grande participation de l’élevage au développement économique et social, aux échanges régionaux et internationaux et à la réduction de la pauvreté.

1 .Résultats attendus  

  •  La qualité, la fiabilité et la régularité des informations sanitaires sont assurées et les normes de l’OIE et mises en application par les Services de santé animale.
  • Les capacités des Services vétérinaires notamment des Chefs des Services vétérinaires et des autres acteurs de la santé animale sont améliorées.
  •  La coopération avec les Organisations régionales et sous-régionales, est renforcée  
  • Le rôle de la Représentation régionale dans la coordination des politiques sanitaires est conforté.

Les Pays Membres de la Commission régionale devront travailler à :

  • l’évolution de leurs législations relatives à la lutte contre les maladies animales et l’harmonisation de ces législations avec l’appui des Organisations régionales et/ou sous- régionales pertinentes,
  • la préparation de plans nationaux d’urgence à vocation interministérielle pour déclencher des actions rapides face à des foyers éventuels de maladies épidémiques,
  • l’amélioration de la qualité et de l’efficacité des services publics chargés des missions sanitaires relevant de l’action de l’Etat et clarifier les rôles du secteur public et du secteur privé dans le domaine des politiques de santé animale, y compris celles s’appliquant aux zoonoses.

Ce processus global doit conduire à terme les pays africains à contrôler plus efficacement les maladies animales et les zoonoses et à pouvoir être reconnus par la communauté internationale, à travers les mécanismes de l’OIE,commeindemnes de maladiespuis d’infection d’abord au regard de la peste bovine, puis au regard d’autres maladies prioritaires (fièvre aphteuse, PPCB, …), tout en facilitant l’accès de leurs animaux et de leurs produits aux marchés formels régionaux puis internationaux.
L’application de l’Accord SPS de l’OMC signé en 1994 a mis en évidence les grandes difficultés rencontrées par les pays en développement pour s’y conformer, d’où

LaDéclaration de Doha en 2001 (Conférence Inter Ministérielle de l’OMC) (la FAO, l'OIE, l'OMS, l'OMC, la Banque Mondiale et d'autres Institutions).  

 

Projets de renforcement des capacités des Services Vétérinaires

- Mécanisme dit STDF (Standards and Trade Development Facility)
- Projet de coopération institutionnelle et technique en Afrique dénommé « GF-TADs». GF-TADs : Global Framework for the control of Transboundary Animal Diseases
- Le projet ALive : African livestock

La Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique est appelée à jouer, en relation avec l’Union Africaine, un rôle fondamental, de nature politique et technique dans la coordination régionale des programmes découlant des mécanismes STDF, ALive et GF-TADs.

2. Activités

 Les activités prioritaires du programme sont les suivantes :

Garantir la détection précoce des maladies prioritaires et leur notification nationale et internationale ainsi que les réponses rapides aux événements sanitaires majeurs  

  • Améliorer les systèmes de surveillance et de notification Nationale et Internationale des maladies animales, y compris de la faune, en vue de leur renforcement et leur harmonisation au niveau régional.
  • Appuyer la réalisation de plans d’urgence nationaux et régionaux pour faire face aux événements zoosanitaires majeurs qui menacent l’Afrique à tout moment.
  • Aider les pays africains dans l’application de la procédure OIE de pays indemne de peste bovine ;

Mise à disposition de produits biologiques appropriés destinés à lutter contre les maladies animales, et conformes aux normes internationales

  • Appuyer les laboratoires de diagnostic et de production de vaccins en les mettant en relation directe avec le réseau mondial des Laboratoires de Référence de l’OIE et en organisant des jumelages Nord-Sud et Sud-Sud.
  • Coordonner les politiques relatives à l’enregistrement (national et/ou régional) et au contrôle des vaccins, des médicaments vétérinaires et des autres facteurs de production animale présentant un risque potentiel pour la santé publique et animale (notamment pour la prévention de l’antibiorésistance) ou pour l’environnement.

L’accent doit être mis sur la qualité de tous les produits biologiques utilisés en production animale en vue de progresser par étapes vers la mise en conformité des intrants utilisés en Afrique avec les prescriptions du Manuel Terrestre de l’OIE (tests de diagnostic et vaccins en priorité).

Mieux impliquer les Services Vétérinaires dans les discussions Internationales  

  • Améliorer la connaissance de l’Accord SPS et des mécanismes de fonctionnement de l’OMC et des organisations normatives mandatées.  
  • Améliorer la connaissance du Code et du Manuel de l’OIE et des obligations qui y sont liées (transparence et transmission rapide de l’information sur les foyers de maladie, usage de tests de diagnostic et de vaccins reconnus, …).
  • Appuyer la participation des représentants nationaux chargés des questions sanitaires animales aux réunions de l’OMC, de l’OIE et de celles des Comités et de la Commission du Codex Alimentarius.
  • Organiser des jumelages entre les Laboratoires de référence de l’OIE reconnus au niveau mondial et les laboratoires vétérinaires africains afin notamment de rendre plus présente la communauté scientifique africaine dans les procédures de préparation des normes internationales.  

Clarifier le rôle du secteur public et du secteur privé

  • Aider à définir les fonctions et l’organisation de modèles appropriés de Services Vétérinaires publics ainsi que les infrastructures, ressources financières et ressources humaines qui leur sont nécessaires pour conduire leurs nouvelles missions, en référence progressive aux normes de l’OIE.
  • Clarifier les missions relevant du secteur public et celles relevant des réseaux de vétérinaires privés travaillant en appui aux politiques sanitaires publiques.
  • Améliorer les mécanismes de collaboration entre le service public, les vétérinaires privés et les éleveurs organisés.
  • Amplifier le rôle des éleveurs dans les actions de santé animale et leur apporter un appui conceptuel pour améliorer leur contribution aux objectifs de détection précoce et de réponse rapide aux foyers de maladies animales et de zoonoses.

Conforter la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique afin de coordonner les politiques sanitaires des Pays Membres de la Commission Régionale de l’OIE pour l’Afrique

  • Renforcer le rôle de coordination de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique.

- Recherche de financement pour la poursuite des Activités de la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique
- Mise en réseau électronique avec les Pays Membres
- Appui thématique permanent aux Pays Membres
- Organisation de programmes de formation pour la mise aux normes internationales progressive des Services vétérinaires et des laboratoires de diagnostic des Pays Membres
- Organisation de jumelages et de mise en réseau des laboratoires africains avec les Laboratoires de référence de l’OIE.

  • Développer un système d’information (y compris un site Web) permettant une communication permanente entre le Bureau Central de l’OIE, la Représentation régionale, tous les Pays Membres de la Commission régionale Afrique (Services vétérinaires et laboratoires) et le réseau de laboratoires de référence et Centres collaborateurs de l’OIE.
  • Apporter toutes les informations techniques appropriées aux gouvernements et aux médias lors d’évènements épizootiques majeurs naturels ou intentionnels à impact régional ou mondial.

 

Les activités seront menées grâce à :

- l'organisation de séminaires et d’actions de « Capacity building » correspondant aux priorités du programme.
- les missions d'appui et les consultations techniques pour le développement permanent de nouveaux concepts sanitaires et organisationnels adaptés à l’Afrique afin de les promouvoir lors de l’élaboration des normes internationales de l’OIE et du Codex Alimentarius,
- les activités de coordination et d’animation de la Représentation Régionale de l’OIE,
- les activités de communication et de mise en réseau.

 

 


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