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Organisation Mondiale
de la Santé Animale
Editeur Responsable: Dr A.B.Niang

 

 


“Séminaire Régional d'Information à l'intention des
Délégués OIE récemment nommés en Afrique"


Centre Régional de Santé Animale pour l'Afrique Australe
Gaborone, Botswana
9 - 12 mars 2010


 
25 Délégués OIE récemment désignés dans les pays membres africains de l'OIE se sont réunis à Gaborone, Botswana du 9 au 12 mars pour un séminaire régional d'information visant l'amélioration de leurs connaissances de l'OIE et des activités de celle-ci. La conférence a été facilité par des experts au sein et en dehors de l'OIE et a été complétée par des visites de terrain à la Botswana Meat Commission (BMC), la Réserve de faune de Mokolodi et la Botswana Vaccine Institute (BVI).
Le nouveau Délégué OIE du Mali, Dr. Abdelkader Diarra reçoit
son certificat de formation de Dr. Mara Gonzalez du Service des
Actions Régionales de l'OIE (c) P. Bastiaensen (OIE) 2010.

La réunion a traité des mandats traditionnels aussi bien que des nouveaux mandats de l'OIE introduits dans le 4ème plan stratégique et le prochain 5ème plan stratégique, tel que le bien-être animal, la législation, la communication, l'enseignement vétérinaire, et ainsi de suite. Le séminaire a été suivi par les Délégués OIE (ou leurs adjoints) de l'Angola, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Cap Vert, République centrafricaine, Comores, Gabon, Gambie, Ghana, Kenya, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Namibie, Niger, Nigéria, São Tomé et Principe, le Sénégal, Sierra Leone, le Soudan, le Swaziland, la Tanzanie et le Togo. La réunion a été également été fréquentée par chacun des 4 Représentants (sous)régionaux de l'OIE en Afrique, basés à Bamako, à Gaborone, à Tunis et à Nairobi

 

Dr. Tiro Modungwa from the South African Department of Agriculture, Forestry & Fisheries (c) Henri Toto (MoA Bw)  

Discours de bienvenue



Bonaventure J. Mtei
Représentant
Représentation Sous-Régionale pour l'Afrique australe
OIE
Gaborone, Botswana

Invité d'honneur, Collègues,
Délégués de l'OIE, Mesdames et messieurs,

Au nom de Dr. Bernard Vallat, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et en mon propre nom, puis-je me joindre au Délègue OIE pour le Botswana, Dr. Philemon-Motsu pour vous accueillir tous à Gaborone, au Botswana et en particulier à cette réunion. Merci d'être venus.

Invité d'honneur, je vous remercie de votre disponibilité à venir et officialiser cette réunion. Nous sommes très reconnaissants envers le Ministère de l'Agriculture du Gouvernement du Botswana pour avoir accepté d'accueillir cette réunion et de faciliter les participants locaux que nous percevons comme de futurs délégués et experts OIE-en-formation. D'une manière très spéciale je voudrais reconnaitre la présence de tous les experts de l'OIE ici avec nous aujourd'hui. Ce sont les gourous suprèmes de l'OIE. C'est un privilège d'avoir Alex, Francesco, Gideon, Mara, Vincent et tous les autres intervenants parmi nous. Naturellement nous n'oublions pas les gestionnaires Africains de l'OIE, les Drs Mukani, Niang, Faouzi et Mzee Masiga. Nous sommes convaincus de pouvoir tirer le meilleur profit de votre présence et j'espère sincèrement que vous apprécierez votre visite de travail au Botswana. Je voudrais également reconnaître la présence de Maria Lisa Santonocito, représentant la Délégation européenne ici au Botswana. Nous apprécions fortement le concours financièr de l'Union Européenne qui a permis à l'OIE d'organiser ce séminaire dans le cadre du programme "une meilleure formation pour une alimentation plus saine" (BTSF).

Invité d'honneur, recueilli ici sont les délégués de l'OIE nouvellement nommés, qui sont de manière officielle et juridique, les vétérinaires en chef (CVOs) ou les directeurs des services vétérinaires (DSVs) dans leurs pays respectifs. Je n'entrerai pas dans les détails de l'OIE puisque c'est le but même de cette formation.

Mesdames et messieurs nous sommes ici réunis pour apprendre des experts de l'OIE, le mandat et les responsabilités de l'OIE comme unique organisme de référence internationale pour la santé animale et le bien-être animal. Nous devons également apprendre des expériences de chacun de nous sur la façon dont nous pouvons améliorer l'exécution des fonctions de Délégué de l'OIE pour améliorer l'exécution de leurs fonctions publiques en tant que chefs de leurs services vétérinaires nationaux respectifs, responsables pour la mise en application les normes OIE.

Quand nous lisons des histoires comme " ….les propriétaires de bétail en Afrique prennent les soins de santé dans leurs propres mains dues aux mauvais services vétérinaires"… ceci nous inquiète. C'est pourquoi l'OIE s'est engagé dans un programme très ambitieux pour améliorer la qualité et la bonne gouvernance des services vétérinaires dans le monde entier avec un accent particulier sur l'Afrique. L'OIE est tout à fait convaincue que cette amélioration de la qualité et de la bonne gouvernance des services vétérinaires nationaux représente une valeur additionelle significative aux priorités antérieures liées à la capacité des Services Vétérinaires de se conformer et participer aux mécanismes de référence de l'OIE. L'exécution de ce programme nécessite des qualités améliorées sur la conduite, l'organisation et la gestion de la part des délégués de l'OIE.

Puisque vous êtes tous Délégués de l'OIE en Afrique, permettez-moi de vous entretenir sur le besoin d'une réflection sur l'avenir des activités de l'OIE sur ce continent. Vous vous rappelez que l'OIE a déjà célébré ses 85 ans depuis sa création. Quelques territoires africains, à savoir l'Egypte, le Maroc et la Tunisie étaient parmi les 25 premiers pays dans le monde à signer l'accord international le 25 janvier 1924 à Paris, suivis plus tard par Madagascar, les Îles Maurice, la Somalie et la Côte d'Ivoire. Peu après l'indépendance chacun des Etats Africains a rejoint l'OIE et maintenant nous sommes fiers de notre représentation de 51 Délégués africains à l'Assemblée Mondiale de l'OIE. Mais qu'est-ce que cela signifie pour l'Afrique ? Cela signifie une force démocratique puissante avec laquelle il faut compter, non seulement en termes d'élaboration de normes OIE, mais également en fournissant des conseils stratégiques sur la direction, la gestion et l'organisation de l'OIE, en particulier concernant le continent africain. Il n'y a aucun doute que l'OIE a été extrêmement performante en Afrique, spécialement ces dernières années. L'établissement de la Représentation Régionale de l'OIE pour l'Afrique (OIE RR) au Mali en 2000, plus tard suivi des Représentations Sous-régionales de l'OIE (OIE RSRs) à Gaborone en 2005, à Tunis en 2009, et maintenant (2010) à Nairobi, est une indication claire de l'engagement de l'OIE, et en particulier de Dr. Bernard Vallat pour l'Afrique. Mais arrêtons-nous ici et posons-nous cette question : que fait l'Afrique pour rendre durable les actions de l'OIE sur le continent ? Oui, les Etats africains payent leurs contributions annuelles d'adhésion et puis quoi ?

Les Représentations de l'OIE en Afrique sont actuellement opérationnelles grace aux contributions volontaires de l'Union Européenne, le Fonds Mondial, la France, l'Espagne, l'Italie etc. avec des contributions supplémentaires minimales des pays d'accueil comme le Mali, le Botswana, la Tunisie et le Kenya. Si nous avons vraiment besoin de l'OIE en Afrique, alors pourquoi est-ce que les Etats membres de l'UA ne peuvent pas soutenir les interventions de l'OIE de ressources propres ? Nous parlons ici de pays avec des ressources énormes d'animaux terrestres et aquatiques comme le Soudan, l'Ethiopie, la République sud-africaine, l'Egypte, le Nigéria, la République Unie de Tanzanie, la Tunisie, la Libye, le Kenya, le Botswana, la Namibie et l'Ouganda pour en mentionner que quelques-uns. Sûrement quelque chose doit être fait. Si je peux demander : est-ce que nos dirigeants politiques, en particulier au niveau des Ministres, responsable de l'Elevage et nos Chefs d'Etat en Afrique, sont conscient de ce problème ? Quelque chose doit être fait pour convaincre les Etats membres de l'UA au niveau le plus élevé de prise de décision, de contribuer aux actions de l'OIE en Afrique en tant qu'élément des 3% des 10% du PIB à assigner à l'agriculture, comme convenu par les Chefs d'Etat à Maputo (en 2004).

En tant que CVOs d'Afrique, vous allez vous rencontrer à Entebbe, en Ouganda, au cours de la première semaine de mai 2010, avant la conférence des Ministres responsables des ressources animales, organisé par l'UA-BIRA. Puis-je vous demander, ainsi qu'au dirigeants de l'OIE en Afrique : quel message amenons-nous à Entebbe en ce qui concerne la mise en conformité des pays africains avec les normes internationales de l'OIE sur la santé et le bien-être animal, comme préalable aux échanges des animaux et produits animaux ?

On devra avoir une approche hors-du-commun afin de sortir de ce dilemme par lequel les actions de l'OIE en Afrique sont financés par des bénéfacteurs étrangers, dont je ne sous-estime nullement l'utilité.

Invité d'honneur, j'ai pensé que je devais soulager mon cœur. J'ai voulu partager mes sentiments avec cette auguste réunion, en espérant que les connaissances que les Délégués de l'OIE partagerons entre-eux et les connaissances qu’ils vont acquérir grâce aux experts OIE ici présents, les provoquera pour voir le développement futur des actions de l'OIE en Afrique, à travers une approche plus positive quant à l'utilisation de nos propres ressources du continent.

Oui, cela est possible, il nous faut seulement jouer notre rôle.

Je vous souhaite des discussions fructueuses et vous remercie de toute votre attention.

Ke a leboga

       
 
 
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Photo de groupe (c) B. J. Mtei (2010).



L'Ambassadeur de la Délégation de l'Union Européenne au Botswana, S.E. Mr. Paul Malin, se joint aux participants pendant la réception de bienvenue.


La Déléguée OIE pour São Tomé et Principe, Dre Natalina Vera Cruz, reçoit son certificat de participation du Dr Abdoulaye Niang, Représentant Régional de l'OIE pour l'Afrique.


Les nouveaux délégués OIE , Drs. Saley (Niger, gauche) et Namkoissé (R.C.A, droite), écoutent les présentations.


Prof. Aaron Mweene, Doyen de l'Ecole Vétérinaire de l'Université de la Zambie (UNZA) élabore sur l'enseignement vétérinaire (c) B.J. Mtei (2010)


Dr Joseph Nyager (Délégué OIE Nigeria) au cours de la visite au Botswana Meat Commission (c) B.J. Mtei (2010).

photos (c) P. Bastiaensen / OIE (2010) sauf autre mention.

 
 
 

 
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