Juin 2011 L'Afrique ne baisse pas les bras face au syndrome ulcératif épizootique

Allocution d'ouverture du Directeur - Général de l'OIE, Dr Bernard Vallat

Aperçu des participants

Aperçu des participants

Réception offerte par le Gouvernement du Panama

Démonstrations de danses traditionnelles au cours de la réception.

Aucune visite au Panama n'est complete sans une visite au Canal ! Photo (c) P. Bastiaensen (oie) 2011.

Aperçu de la salle d'inscription. Photo (c) P. Bastiaensen (oie) 2011.

Intervention de Mme Bronwen Currie, point focal OIE pour les maladies des animaux aquatiques en Namibie. Photo (c) P. Bastiaensen (oie) 2011.

Présentation du Dr. Modadugu V Gupta (Inde) sur la contribution de l'aquaculture à la sécurité alimentaire mondiale .

Présentation du Professeur Eli Katunguka - Rwakishaya de l'Université Makerere de l'Ouganda, sur la situation au niveau de l'Afrique.

Intervention du représenant de l'Iran.

Présentation de la Déléguée du Mozambique, Dre Florência Cipriano, sur la situation dans son pays.

Intervention du Dr. Larry Hammell du Centre Collaborateur de l'OIE au Canada.

Toutes les photos © OIE RSR Amérique Centrale (oie) 2011, sauf mention contraire.

 

Panama City , 30 juin 2011. La conférence mondiale sur les programmes de santé animale aquatique de l'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) a démontré l’importance de la contribution des politiques et programmes de santé des animaux aquatiques, ainsi que des normes et lignes directrices de l’OIE, à la sécurité alimentaire mondiale.

En présentant ses observations sur l'événement, Dr. Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE a dit : « La demande mondiale en matière de protéines animales est en augmentation constante ; nous devons fournir des solutions durables. Les protéines dérivées de l'aquaculture sont l'une des solutions pour alimenter notre planète. Cependant, des manifestations de maladies chez les animaux aquatiques peuvent causer des pertes catastrophiques, alors que la législation et les ressources humaines et financières dans la plupart des pays en voie de développement et en transition sont encore insatisfaisantes pour empêcher ces pertes. C'est pourquoi nous devons œuvrer pour améliorer les politiques et les programmes qui s’intéressent à la prévention et au contrôle des maladies des animaux aquatiques, et pour convaincre la communauté internationale de soutenir plus de programmes de coopération. »

L'événement est parvenu à aborder une série de questions clés :

Une prise de conscience concernant les normes de l'OIE portant sur les méthodes de lutte contre les maladies, la surveillance, les examens de diagnostic et comment assurer la sécurité sanitaire du commerce international d’animaux aquatiques vivants et de leurs produits, par une certification sous responsabilité gouvernementale ;
Une prise de conscience sur les normes et recommandations de l'OIE concernant l'utilisation de produits vétérinaires, y compris les produits antimicrobiens, chez les animaux aquatiques ;
Une prise de conscience sur le besoin d'améliorer l’enseignement de vétérinaires et d'autres professionnels dans le domaine sanitaire aquatique, sur la santé animale aquatique, y compris la surveillance des maladies, leur contrôle et le rapportage ;
Une réflexion sur les défis et les outils à utiliser pour renforcer la bonne gouvernance dans le secteur de production animale aquatique ;

Les participants ont également identifié des étapes pratiques pour faciliter la maîtrise des risques émanant de l'aquaculture pour la santé publique, y compris la sécurité des aliments et l'environnement.

Ils ont discuté de conseils pratiques sur la façon dont les pays, en particulier les pays en voie de développement, peuvent mobiliser leurs gouvernements et des bailleurs de fonds dans le but d'améliorer les programmes de contrôle des maladies, en renforçant les services vétérinaires et les autres autorités compétentes pour répondre aux normes de l'OIE en matière de bonne gouvernance, la prévention et le contrôle de maladies et des meilleures pratiques en matière de production.
Tenu au Panama du 28 au 30 juin 2011, la conférence a permis d’appuyer les efforts de l'OIE et de ses partenaires en promouvant une alerte précoce et une réponse rapide aux manifestations de maladies chez les animaux aquatiques, y compris le rôle et les responsabilités du secteur public et privé, y compris les éleveurs/aquaculteurs, les vétérinaires et les autres intéressés.

Les intervenants représentaient des services vétérinaires nationaux et d'autres autorités compétentes, des organismes internationaux, ainsi que des experts et scientifiques indépendants en matière de santé animale aquatique.

Bien que le sujet de la conférence (aquaculture et sécurité alimentaire) fût très important pour le continent africain, seul 9 pays ont pu faire le déplacement à la conférence, en partie dû aux conditions d'immigration rigoureuses du pays d'accueil. Les pays suivants étaient représentés : Burkina Faso, la République Démocratique du Congo, Madagascar, Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, Togo et Ouganda.

Les pays africains présents, en particulier ceux de l'Afrique australe et de l’est, ont soumis un projet de recommandation visant une assistance technique et financière pour faire face à l’intrusion du syndrome ulcératif épizootique (SUE) avant qu’il puisse s’étendre de l’Afrique australe à d'autres régions de l'Afrique, et d'autres écosystèmes fluviaux.

En marge de la réunion, le Mozambique et Madagascar sont convenu de développer un projet pilote sur l'application du concept de compartimentation pour l'exportation de crevettes à l'Union Européenne, à être soutenu par la Représentation Sous-régionale de l'OIE pour l'Afrique australe, la Commission de l’OIE pour les Normes Sanitaires des Animaux Aquatiques et la DG-SANCO de la Commission Européenne