Bamako, Mali

L'Organisation mondiale de la santé animale encourage les efforts de vaccination contre la PPR dans la région du Sahel.

La vaccination des animaux joue un rôle important dans la gestion de la santé animale. La prévention est essentielle pour se protéger contre la transmission des maladies et garantir les moyens de subsistance. À l’occasion de la Semaine mondiale de la vaccination, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) souhaite mettre en lumière les progrès de certains projets de vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR) en Afrique.

À cette époque de l’année, une famille de bergers du Sahel décide de la direction à prendre pour trouver des pâturages frais et de l’eau pour ses animaux. Plus de 20 millions de personnes vivant dans cette vaste zone semi-aride de l’Afrique sont des semi-nomades, qui cultivent et élèvent du bétail selon un système de transhumance. Ce système est probablement le moyen le plus durable d’utiliser le Sahel et ses ressources fourragères temporairement disponibles en fonction des saisons. Dans une région fortement touchée par le changement climatique, des animaux en bonne santé, qui tolèrent les extrêmes climatiques et les fourrages de mauvaise qualité, peuvent servir de tampon pour les revenus en cas de chocs climatiques tels que la sécheresse.

Mais, malheureusement, les maladies animales menacent ce mode de vie.

Plusieurs pays de la région du Sahel sont considérés comme le berceau de la peste des petits ruminants (PPR), une maladie hautement contagieuse des ovins et des caprins. La PPR induit de fortes baisses de production et une mortalité élevée chez les animaux. Ces pertes importantes réduisent directement les revenus des ménages et ont un impact sur la résilience des familles pastorales, qui constituent un élément essentiel de l’économie sahélienne.

Alors que des vaccins efficaces contre la PPR sont disponibles et peuvent fournir une immunité protectrice à vie contre cette maladie, les taux de vaccination étaient très faibles dans la région du Sahel. Cela pourrait être largement attribué au fait que certains pays n’avaient pas d’expérience initiale dans le contrôle des maladies des petits ruminants.

 

C’est pourquoi, en 2013, une banque de vaccins contre la PPR pour l’Afrique a été créée par l’OIE afin de fournir des vaccins de haute qualité aux pays éligibles de la région. Grâce à cette banque, l’accès à des vaccins de qualité reste une priorité et est garanti lorsque les pays bénéficiaires décident de financer des programmes de lutte contre les maladies animales et de les mettre en œuvre efficacement. Un soutien financier a été apporté par la Fondation Bill et Melinda Gates, mais aussi par la Banque mondiale à travers le Projet régional de soutien au pastoralisme sahélien (PRAPS) établi en 2015. Ce projet vise à améliorer l’accès aux marchés et aux services essentiels dans certaines zones de six pays sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad), où plus de 75 % du secteur de l’élevage repose sur le pastoralisme transhumant ou nomade.

La 1ère phase du programme de banque de vaccins de l’OIE, initiée en 2013, a porté sur la gouvernance, la viabilité économique et la résilience des systèmes pastoraux pour la région.

66,8 millions de doses de vaccin ont été distribuées au Burkina Faso, en Mauritanie, au Niger et au Tchad par l'intermédiaire de la banque de vaccins PPR de l'OIE au cours de la période de 6 ans qui s'est écoulée depuis la création de la banque de vaccins de l'OIE en 2013.

Prof. Idriss Oumar Alfaroukh, Coordinateur régional pour le PRAPS à la Représentation Régionale de l'OIE pour l'Afrique.

L’OIE a maintenant entamé la 2e phase de la banque de vaccins contre la PPR pour une période initiale de quatre ans (2022 à 2025) afin d’aider les Membres à atteindre l’objectif de la campagne de vaccination contre la PPR (global goal of PPR eradication by 2030 ) par la fourniture et l’accès à des vaccins de qualité.

 

 

 

 

La vaccination contre les principales maladies du bétail est en fait pratiquée dans le but de contrôler les maladies afin d'améliorer les conditions de vie des éleveurs, d'approvisionner la population en produits animaux et de lutter contre la pauvreté".

Prof. Idriss Oumar Alfaroukh, Coordinateur régional pour le PRAPS à la Représentation Régionale de l'OIE pour l'Afrique.

Le ferme engagement de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de ses partenaires à mobiliser des efforts ambitieux en faveur du pastoralisme par le biais des interventions du PRAPS a été soutenu par les chefs d’État et de gouvernement des six pays membres du Sahel lors de la réunion de l’OIE La Déclaration de Nouakchott

 

En savoir plus

2013

La Déclaration de Nouakchott

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Global

Peste des petits ruminants

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