Abidjan, Côte d'Ivoire

La conférence mondiale de la FAO et de l'OIE sur la peste des petits ruminants abouti à l’approbation d’un plan d’action pour mettre fin à ce fléau d’ici 2030

La Conférence Mondiale FAO et OIE tenu à Abidjan du 31 mars au 2 avril a permis de présenter, de débattre, d’approuver et de lancer, en présence de nombreux Ministres chargés de l’élevage, la campagne mondiale de lutte et d’éradication de la peste des petits ruminants, dont l’objectif est de se débarrasser de ce fléau des chèvres et moutons d’ici l’an 2030

 

Dr. Moetapele Letshwenyo, Représentant Sous-régional de l’OIE pour l’Afrique australe acceuille le Délégué OIE du Sénégal, Dr Mbargou Lô au stand d’informations de l’OIE.

La conférence a réuni quelque 250 professionnels du monde entier, principalement issues des quelques 95 pays affectés, parmi lesquels des représentants des autorités vétérinaires de :

  • Angola
  • Benin
  • Burkina Faso
  • Burundi
  • Cameroun
  • Comores
  • Côte d’Ivoire
  • Djibouti
  • Egypte
  • Erythrée
  • Ethiopie
  • Ghana
  • Guinée
  • Guinée Equatoriale
  • Guinée-Bissau
  • Kenya
  • Malawi

 

  • Mali
  • Maroc
  • Mauritanie
  • Mozambique
  • Niger
  • Nigeria
  • Ouganda
  • Rwanda
  • São Tomé & Príncipe
  • Senegal
  • Sierra Leone
  • Somalie
  • Soudan
  • Soudan du Sud
  • Tanzanie
  • Tchad
  • Togo
  • Tunisie
  • Zambie

Etaient également représentés, des académiciens et chercheurs, des autorités politiques, des représentants de l’industrie pharmaceutique, des (associations nationales des) éleveurs, des bailleurs de fonds et des organisations régionales, telles que l’UA-BIRA (Afrique continentale), SAARC (continent Indien), EC (Commission Européenne), IGAD (ICPALD, Corne de l’Afrique), UMA/OIE-Tunis (Afrique du Nord/Maghreb), CEDEAO (Afrique de l’Ouest), OIE-Beyrouth (Moyen-Orient), CEMAC (CEBEVIRHA, Afrique Centrale) et ECO (Eurasie).

La Conférence a également permis à une sélection des pays-membres de témoigner de l’impact de la PPR en Côte d’Ivoire (pays hôte), le Burkina Faso, l’Ethiopie, la République Populaire de Chine, le Maroc, la Turquie et l’Inde. L’impact de la maladie au niveau mondial se chiffre à entre 1,4 et 2,1 milliards de dollars américains par an, sans compter bon nombre d’externalités négatives qui font de la lutte contre la PPR un véritable bien public international.

La Conférence, lors du troisième jour, a été présidée par le Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire, S.E. Daniel Kablan Duncan, le Directeur – général de la FAO, S.E. José Graziano da Silva et le Directeur – général de l’OIE, S.E. le Dr. Bernard Vallat. Un total de 21 Ministres africains ou leurs représentants ont apportés leur soutien à la campagne d’éradication. De la part des partenaires financiers, l’initiative a reçu le soutien de l’Agence Française de Développement, la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale et la Commission Européenne.

La stratégie, telle qu’approuvée et lancée à cette occasion, est centrée autour de trois piliers : l’éradication de la peste des petits ruminants, le renforcement des services vétérinaires de manière générale et la lutte contre d’autres maladies des petits ruminants (p.e. la PPCC, la variole caprine, la brucellose,…). L’approche laisse une marge importante aux pays et régions d’adapter p.ex. l’approche de vaccination (ciblée ou de masse) aux conditions locales, dès lors que l’approche s’inscrit dans une démarche progressive visant ultimement une reconnaissance officielle de la part de l’OIE, de pays indemne de la PPR. Une fois la lutte contre la PPR entamée, l’OIE offre également la possibilité de valider officiellement le programme national de lutte contre la PPR, ce qui peut aider à obtenir des financements (additionnels) de la part des gouvernements et partenaires au développement. Le programme mondial, en effet, est ambitieux avec des composantes de coordination internationale et régionales, ainsi que les composantes nationales dans les 96 pays affectées. Sans compter les aspects de recherche, d’autres maladies des petits ruminants ou de renforcement des services vétérinaires, cette stratégie est chiffrée à 7,6 à 9,1 milliards de dollars sur les 15 ans qui nous éloignent de l’éradication. Tant cela peut paraître énorme, ce montant représente un investissement d’à peine 0,27 dollars par mouton ou chèvre, par an (l’effectif étant estimé à 1,8 milliards de petits ruminants).

L’OIE et la FAO sont particulièrement reconnaissantes de l’appui financier offert par le Bureau Inter-africain des Ressources Animales (UA-BIRA), l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et le Gouvernement Allemand pour permettre la participation d’un grand nombre de participants des services vétérinaires africains.

 

 

Crédit photos © P. Bastiaensen (oie) 2015, sauf mentions contraires.

 

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Crédit photos © P. Bastiaensen (oie) 2015,sauf mentions contraires .

M. Bukar Tijani, Directeur- general adjoint de la FAO et Représentant Régional de la FAO pour l’Afrique (à gauche), Dr. Bernard Vallat, Directeur- general de l’OIE et S.E. Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre des Ressources Animales et Halieutiques de la Côte d’Ivoire. Crédit photo © FAO (2015).

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