Nairobi, Kenya

Le projet OIE de Renforcement des Services Vétérinaires dans les Pays en voie de Développement (SVSDC) s'achève

Le projet de Renforcement des services vétérinaires dans les pays en voie de développement (SVSDC) financé par l’UE, mis en œuvre par l’OIE entre 2015 et 2019, a pris fin ce matin, le 23 décembre 2019.

Le projet SVSDC est un projet de 3,5 millions d’euros financé par l’Union Européenne, grâce à une subvention du Parlement Européen et administré par la Commission Européenne, visant à renforcer les Services Vétérinaires Africains afin qu’ils puissent assurer une meilleure gouvernance, meilleure sécurité sanitaire, meilleure sécurité sanitaire des aliments et meilleure sécurité alimentaire, que ce soit pour les animaux ou les personnes en Afrique.

Le projet a été mis en œuvre par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), à compter de la signature du contrat en décembre 2015 et ceci jusqu’au 23 décembre 2019. Le projet comportait deux volets principaux à savoir le «Renforcement des services vétérinaires en Afrique» et «Projets pilotes de lutte contre la rage au Kenya et en Afrique du Nord».

Pour les deux volets, l’OIE a travaillé en partenariat étroit et dans une approche de collaboration avec d’autres projets, des bailleurs de fonds, des organisations non gouvernementales (ONG) et d’autres parties prenantes pour renforcer l’impact et créer des situations «gagnant-gagnant» pour les organes d’exécution ainsi que pour les bénéficiaires.

Dans le cadre du premier volet, les synergies avec le projet «VetGov», un projet financé par l’UE exécuté par le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (AU-IBAR), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’OIE de 2012 à 2017, doivent être mentionné. Les objectifs des deux projets étaient similaires et l’OIE, en tant que partenaire dans la mise en œuvre des deux projets, pouvait cibler des fonds des deux projets pour soutenir des pays à travers tous les mécanismes d’appui de l’OIE.

Les deux projets ont aidé les pays à recevoir différentes missions dans le cadre du programme phare de l’OIE pour le renforcement des capacités, le Processus «Performance des Services Vétérinaires» (PVS), telle que l’Evaluation PVS – et les Evaluations PVS de suivi -, l’Analyse des Ecarts -, les missions Laboratoire – et Aquatiques, ainsi que le Programme d’Appui à la Législation Vétérinaire (PALV). En outre, le projet SVSDC a également mis l’accent sur le renforcement des capacités grâce à la formation des points focaux nationaux (PFN) de l’OIE. Les pays membres de l’OIE nomment en principe jusqu’à huit spécialistes comme PFN. Les formations ont impliqué Points focaux dans les disciplines suivantes:

  • notification des maladies animales,
  • bien-être animal,
  • communication vétérinaire,
  • laboratoires vétérinaires,
  • médicaments vétérinaires et
  • faune sauvage.

Dix formations de ce type ont eu lieu pendant la durée du projet, dont quatre panafricaines, cinq pour l’Afrique anglophone et une pour l’Afrique francophone.

Il convient également de mentionner en particulier une nouvelle approche de formation pour l’outil PVS: le renforcement des capacités d’auto-évaluation moyennant l’utilisation du PVS. Le projet SVSDC a soutenu deux formations panafricaines pour les pays francophones et anglophones, et deux formations nationales, pour l’Afrique du Sud et pour l’Éthiopie. Les résultats des formations nationales sont tangibles, les deux pays ayant décidé d’entreprendre l’auto-évaluation de leurs sous-unités administratives décentralisées en 2019, l’Éthiopie visant à achever l’évaluation dans l’ensemble de ses neuf régions et deux territoires urbains d’ici la fin de 2019, tandis que l’Afrique du Sud n’a évalué qu’une seule province en 2019, les huit autres suivront en 2020. Certains participants des quatre formations ont également été sélectionnés comme «évaluateurs – stagiaires» pour rejoindre les équipes de mission PVS en vue de devenir – à l’avenir – des experts PVS pleinement certifiés.

 

 

 

Formation-orientation PVS à Johannesbourg, Afrique du Sud. Photo (c) P. Bastiaensen (oie) 2018.

 

La composante 2 du SVSDC a été mise en œuvre avec succès au Kenya avec l’aide de l’Unité des Maladies Zoonotiques (Zoonotic Disease Unit, ZDU), créée conjointement par le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Plusieurs comtés avec un nombre élevé de cas déclarés de rage humaine ont été sélectionnés et des méthodes éprouvées et testées sur le terrain ont été utilisées pour contrôler la rage chez les chiens.

Des exemples de ces approches sont l’organisation de vaccinations contre la rage pendant les vacances scolaires à la suite de campagnes de sensibilisation menées auprès des écoliers pendant les périodes scolaires, en étroite collaboration avec le Ministère de l’Éducation; l’établissement d’un numéro de téléphone ‘vert’ pour le signalement de morsures de chiens et la collaboration étroite avec les hôpitaux traitants qui ont introduit un «registre de morsures de chiens» dans lequel le calendrier recommandé de traitement prophylaxie-post-exposition (PPE) est enregistré.

Les campagnes de vaccination des chiens au Kenya, mais aussi en Afrique du Nord, deuxième zone cible du SVSDC, ont été soutenues par des dons de la Banque de Vaccins contre la Rage de l’OIE, créée en 2012. Des dons de cette banque de vaccins ont été fournis au Kenya, à la Tunisie, à l’Algérie et à huit autres pays africains, totalisant 2 899 900 doses.

Les pays bénéficiant de la Banque de Vaccins doivent suivre une certaine procédure pour accéder aux vaccins, comme indiqué dans le Document de Politique de l’OIE sur les Banques de Vaccins (2018) et ils devraient avoir une stratégie nationale de lutte contre la rage et des fonds pour soutenir les campagnes de vaccination avant de recevoir des vaccins de la Banque.

Au-delà des pays cibles du SVSDC, l’OIE soutient également l’élimination mondiale de la rage en participant à l’initiative «Unis contre la rage» (United Against Rabies, UAR) pilotée par l’OMS, la FAO et le GARC dans le but d’éliminer la rage d’ici 2030.

Le projet SVSDC a financé des activités spécifiques, a co-financé des initiatives de plus grande ampleur et a travaillé main dans la main avec le projet VetGov sur la mise en œuvre du Processus PVS, ainsi que pour attirer le soutien d’autres donateurs, nationaux et internationaux, pour la lutte contre la rage. Le projet peut également être considéré comme un catalyseur des politiques de l’OIE, comme en témoignent le développement de la Politique OIE sur les Banques de Vaccins, l’élargissement du Processus PVS et l’adhésion à United Against Rabies (UAR). Au niveau des pays, il a soutenu l’application pratique du concept ‘Une Seule Santé’ (One Health) dans la lutte contre la rage et a attiré des financements complémentaires pour ses activités.

Vaccination de masse des chiens contre la rage, réalisée avec l’appui des enfants, pendant les vacances scolaires. Photo (c) M. Muturi (zdu) 2016.

Téléchargez le rapport "Renseignements du projet SVSDC" (en Anglais)

SVSDC

Financé par l'Union Européenne, à travers un don du Parlement Européen, administré par la Commission Européenne (Service Européen des Actions Externes)

European Union Européenne

Plus d'informations :

Nairobi, Kenya

L’OIE entame un projet sur le "Renforcement des Services Vétérinaires des Pays en voie de Développement" en Afrique

4/03/2016
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