Irene, Afrique du Sud

Les para-professionnels vétérinaires africains appellent à un nouveau cadre de concertation avec la profession vétérinaire et une meilleure participation dans les questions vétérinaires à travers le continent africain

La conférence continentale inaugurale pour para-professionnels vétérinaires (PPV) a eu lieu à Pretoria, en Afrique du Sud, du 13 au 15 october 2015. Elle a été organisée par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Association Africaine des Techniciens Vétérinaires (AVTA), avec le soutien financier et technique de l’Alliance mondiale pour les produits vétérinaires pour l’élevage (GALVmed) et le Ministère Sud-africain de l’Agriculture, des Forêts et des Pêches (DAFF) dans le but d’améliorer la qualité du travail de terrain menée en Afrique en renforçant les liens et la collaboration entre les vétérinaires et les VPP.

La Conférence a bénéficié du concours financier de la Commission Européenne à travers le Programme de Renforcement des Services Vétérinaires en Afrique (VETGOV).

La question de savoir comment opèrent les PPV est particulièrement pertinent pour le continent africain, en raison de sa relative pénurie de vétérinaires (qualifiés), de l’étendue même de ses zones rurales et des systèmes de production nomades auxquels ils sont confrontés, et le manque de supervision ou de surveillance qui en résulte. L’existence des agents communautaires de santé animale (ou ACSA) n’est pas exclusive à l’Afrique, mais a été largement expérimenté en Afrique, dans des situations de paix et dans les zones de conflit.

Selon le glossaire du Code Terrestre de l’OIE, un para-professionnel vétérinaire (PPV) « désigne une personne qui, en application des dispositions énoncées dans le Code terrestre, est habilitée par l’organisme statutaire vétérinaire à effectuer, sur le territoire d’un pays, certaines tâches qui lui sont confiées (qui dépendent de la catégorie de para-professionnels vétérinaires à laquelle cette personne appartient), sous la responsabilité et la supervision d’un vétérinaire. Les tâches qui peuvent être confiées à chaque catégorie de para-professionnels vétérinaires doivent être définies par l’organisme statutaire vétérinaire en fonction des qualifications et de la formation des personnes concernées et selon les besoins ».

La définition nationale varie de pays à pays, mais peut inclure les techniciens/technologues en santé animale, les techniciens des animaux de laboratoire, les maréchaux-ferrants de chevaux et / ou techniciens dentaires équins, les agents de production animale, ou les zootechniciens ou encore les agents d’élevage, les agents communautaires de santé animale, les vaccinateurs, les agents de vulgarisation, les infirmières, les inséminateurs artificiels, les inspecteurs des viandes ou inspecteurs des aliments et les laborantins vétérinaires qui peuvent (ou ne pas) être enregistrés par l’Ordre Vétérinaire national.

La conférence a réuni quelque 100 participants, dont une sélection de représentants d’associations / fédérations nationales africaines de PPV (de nombreux pays disposant de plusieurs associations, pour divers PPV, comme p.ex. les infirmi(e)res, les inspecteurs des viandes, des techniciens de laboratoire, des techniciens de terrain, inséminateurs, etc.) ainsi que le représentant de l’Autorité Vétérinaire (Directeur des Services vétérinaires) et de l’organisme Statutaire Vétérinaire (Ordre vétérinaire).

Après trois jours de débats intenses, les participants à la conférence ont décidé d’aider les paraprofessionnels vétérinaires à mettre sur pied des associations indépendantes nationales, régionales et/ou regroupant l’ensemble du secteur, aptes et habilitées à représenter la ou les professions au sein de(s) Organisme(s) statutaire(s) vétérinaire(s) ; de convaincre les l’Organismes statutaires vétérinaires nationaux de faire participer les paraprofessionnels vétérinaires à ses organes décisionnels, au-delà du simple agrément ou de la simple énumération de ces paraprofessionnels ; et de les convaincre de définir les conditions et les critères d’admission s’appliquant à la formation continue et l’enseignement postuniversitaire des paraprofessionnels vétérinaires, ansi que de prendre les mesures nécessaires pour le développement et la mise en application des législations requises à cet effet.

L’OIE, à son tour, est demandé d’élaborer des compétences minimales attendues des jeunes diplômés issus des différentes catégories existantes de paraprofessionnels, couvrant à la fois la portée et le niveau de la qualification ; à développer un cursus de formation initiale minimal pour les différentes catégories existantes de paraprofessionnels, couvrant à la fois la portée et le niveau de la qualification ; et enfin, à encourager la participation des représentants des associations nationales, régionales et continentales de paraprofessionnels vétérinaires à la quatrième Conférence mondiale de l’OIE sur l’enseignement vétérinaire, qui se tiendra en Thaïlande en juin 2016

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