Gaborone, Botswana

Evaluation qualitative des facteurs de risque de dissémination de la fièvre aphteuse, associé au commerce international de viande bovine desossée

Une nouvelle revue scientifique de D. Paton & al. se concentre sur les rsiques associés au commerce de la viande bovine désossée à partir d’animaux, zones ou pays infectés par la fièvre aphteuse.

Le risque que le bétail et ses produits puissent introduire le virus de la fièvre aphteuse (VFA) limite les échanges commerciaux de ces produits à partir des régions du monde où la fièvre aphteuse n’a pas été éradiquée. Ceci réduit les investissements et le développement du secteur de l’élevage dans de nombreux pays en voie de développement, ainsi que les opportunités commerciales liées à l’exportation et l’approvisionnement global en nourriture. 

Cette revue se concentre sur les risques associés au commerce de viande de bœuf désossée (VBD) à partir d’animaux, zones ou pays infectées par la fièvre aphteuse. Une définition de VBD est fournie avec une description des procédures exigées pour sa préparation dans des abattoirs. Une revue de l’évidence disponible actuellement est présentée sur les circonstances dans lesquelles la VBD peut être contaminée par le VFA et quelques données sont fournies sur la quantité de ce produit, commercialisée à partir de régions infectées par la fièvre aphteuse. Des mesures additionnelles de mitigation du risque de contamination de la VBD par le VFA sont discutées, en particulier les mesures en amont de l’abattage, telles que la surveillance, la quarantaine et la vaccination. Il est clair qu’une combinaison des mesures pré-abattage et lors de l’abattage a eu comme conséquence un produit (VBD) présentant un risque négligeable de transmission de la fièvre aphteuse. Néanmoins, on conclue que les preuves présentes à ce jour ne fournissent pas l’assurance absolue que les procédures d’abattage pour produire de la viande de boeuf désossée peuvent, à elle-seules, générer un produit avec un risque négligeable de transmission de la fièvre aphteuse, sans mesures complémentaires visant la réduction de la probabilité d’abattre du bétail infecté. Les principaux domaines d’incertitude sont les quantités de tissus résiduels, abritant le VFA dans la VBD, et notre compréhension de ce qui constitue un niveau acceptable de contamination. Des directives plus détaillées devraient être développées pour spécifier quelles mesures de mitigation sont nécessaires en appui à l’exportation de VBD des régions qui ne sont pas officiellement indemnes de la fièvre aphteuse. Les conseils génériques ou ambigus qui mènent à différentes interprétations peuvent constituer des obstacles au commerce et devraient être évités. Des données supplémentaires pour évaluer l’innocuité de la VBD pourraient être fournies à travers une étude des quantités de tissus résiduels de ganglions lymphatiques et de moelle osseuse dans ces viandes désossées

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