Tunis, Tunisie

La Tunisie abrite une réunion régionale de l'OIE sur la rage pour les pays d‘Afrique du Nord

Rabies

Les représentants des autorités médicales et vétérinaires des pays d’Afrique du nord (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) se sont retrouvés à Tunis dans le cadre de la lutte contre la rage en Afrique du nord. L’objectif de la réunion était de discuter et valider la volonté politique, l’engagement des communautés et la mise à disposition de ressources financières suffisantes aux niveaux régional, national et local.

Cette réunion a notamment permis de rappeler les normes de référence de l’OIE en la matière ainsi que les recommandations de la Conférence OIE de Séoul (septembre 2011) sur la lutte contre la rage (« la prévention à la source animale est la solution la plus durable »).

Les acteurs de la lutte contre la rage

L’expérience des pays de la région dans la lutte contre la rage a également été présentée et discutée. La pertinence des recommandations de Séoul pour éradiquer cette maladie a été soulignée, la rage continuant de faire de nombreuses victimes dans la région, essentiellement des enfants.

Les cinq pays d’Afrique du nord se sont engagés à inscrire cette collaboration régionale dans la durée. Les actions prioritaires qui ont été retenues par les participants pour les mois à venir sont les suivantes : élaboration d’un jumelage OIE sur la rage, perspective d’une banque de vaccin régionale, actions de sensibilisation du public et amélioration de la coordination nationale et de la gouvernance vétérinaire. Une réunion sera organisée par la Représentation sus-régionale de l’OIE pour l’Afrique du nord à moyen terme afin de développer les thèmes retenus en priorité

Rappel :

  • Une personne meurt de la rage toutes les dix minutes dans le monde. Chaque année, la rage fait près de 55 000 victimes, ce chiffre étant certainement sous-évalué. 99% des cas humains sont dus à des morsures de chiens infectés. La rage est la maladie infectieuse qui provoque le plus de décès dans le monde, touchant particulièrement des enfants dans les pays en développement.
  • Le chien est le principal vecteur de la rage dans les pays où elle tue encore, et la lutte contre la maladie chez les chiens, notamment les chiens errants, doit être la première des priorités pour prévenir les cas mortels chez l’homme.
  • À ce jour, certains analystes estiment que 10% seulement des ressources financières utilisées aujourd’hui pour traiter les personnes mordues par un chien supposé enragé suffiraient aux Services vétérinaires nationaux du monde entier pour éradiquer la rage à sa source animale domestique et prévenir ainsi presque tous les cas humains

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ARC GARC Rabies
Rabies Conference, Seoul, Korea

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