Faune sauvage

Protection de la santé animale à l'interface entre la faune et le bétail

La surveillance des maladies de la faune sauvage pour la promotion de la santé animale en Afrique

Les interactions entre la faune sauvage et le bétail peuvent entraîner une transmission bidirectionnelle des maladies. De nombreuses maladies affectant à la fois le bétail et les populations d’animaux sauvages constituent une grave menace pour les espèces sauvages menacées et les races de bétail indigènes. Les maladies de la faune sauvage peuvent donc avoir un impact sérieux sur la santé animale et publique et peuvent nuire à la conservation de la faune sauvage. La surveillance des maladies chez les animaux sauvages doit être considérée comme aussi importante que celle des maladies des animaux domestiques.

Si les grands animaux comme les buffles attirent souvent davantage l’attention, en tant que réservoir de la fièvre aphteuse, les plus petits animaux sont également d’une importance capitale. Par exemple, les abeilles sont les principaux pollinisateurs des plantes sauvages et cultivées, fournissant un service vital aux écosystèmes et à l’humanité.

De même, les amphibiens sont de très bons indicateurs de la santé des écosystèmes aquatiques, y compris les animaux aquatiques d’élevage. Au cours de la dernière décennie, les populations d’amphibiens ont été touchées par la chytridiomycose, une maladie infectieuse émergente, qui a entraîné une mortalité massive et un déclin important des populations dans le monde entier. La chytridiomycose résulte d’une infection cutanée soutenue par le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, et est une maladie de la faune sauvage répertoriée par l’OIE.

Les normes de l’OIE sur la santé animale incluent la santé des animaux sauvages

De nombreux chapitres du Code sanitaire pour les animaux terrestres et du Code sanitaire pour les animaux aquatiques de l’OIE traitent de la faune sauvage (en partie ou en totalité). Les normes sont élaborées dans le cadre d’un processus de normalisation transparent et fondé sur des données scientifiques solides. Toute proposition de modification des normes est présentée à l’Assemblée mondiale des délégués lors de la session générale de l’OIE afin d’être discutée et validée.

Cattle

Groupe de travail de l’OIE faune sauvage

Créé en 1994, le Groupe de travail de l’OIE sur la faune sauvage informe et conseille l’OIE sur tous les problèmes sanitaires liés aux animaux sauvages, qu’ils soient à l’état sauvage ou en captivité. Il prépare des recommandations et supervise de nombreuses publications scientifiques sur la surveillance et le contrôle des maladies spécifiques les plus importantes de la faune sauvage. Le groupe de travail est composé d’experts scientifiques de renommée mondiale dans leurs domaines respectifs. Les rapports de ses réunions sont publiés en ligne.

Le système mondial de surveillance des maladies des animaux sauvages de l’OIE

Les maladies de la liste de l’OIE affectant la faune sauvage sont signalées par le biais du Système mondial d’information sur la santé animale (WAHIS). En outre, les maladies des animaux sauvages qui ne sont pas répertoriées par l’OIE sont signalées par le biais du WAHIS-Wild.

Bien que ces maladies ne répondent pas aux critères de l’OIE pour être listées, les experts de l’OIE du groupe de travail sur les maladies de la faune sauvage les ont sélectionnées pour être surveillées, à la fois en raison de leur importance pour les animaux sauvages et à des fins d’alerte précoce, afin de protéger la santé humaine et celle du bétail.

WAHIS-Wild est basé sur les rapports volontaires reçus par l’OIE de la part des pays membres. Les rapports volontaires ne devraient pas avoir d’impact négatif sur le commerce du bétail, car les cas de maladies de la faune sauvage figurant ou non sur la liste de l’OIE ne devraient pas entraîner la prise de mesures commerciales conformément au Code sanitaire pour les animaux terrestres et aquatiques de l’OIE. Le fait qu’un pays signale des maladies de la faune sauvage devrait donner l’assurance qu’il a mis en place des systèmes de surveillance et de notification efficaces, qu’il est transparent et que l’ensemble de l’écosystème est considéré comme important dans le contexte de la santé animale.

Au cours de la période 2016-2019, les maladies suivantes (répertoriées par l’OIE) ont été signalées chez les animaux sauvages :

  • 15 mai 2019 Botswana : Anthrax (éléphant)
  • 25 mai 2019 Tchad : Fièvre de la vallée du Rift (oryx)
  • 12 février 2019 Namibie : Influenza aviaire (oiseaux sauvages)
  • 29 nov. 2018 Malawi : Anthrax (hippopotame)
  • 12 nov. 2018 Namibie : Anthrax (buffle)
  • 13 oct. 2017 Namibie : Anthrax (hippopotame)
  • 22 sept. 2017 Tanzanie : Anthrax (hippopotame)
  • 24 juil. 2017 Afrique du Sud : Influenza aviaire (oiseaux sauvages)
  • 14 fév. 2017 Cameroun : Influenza aviaire (oiseaux sauvages)
  • 15 janv. 2017 Ouganda : Grippe aviaire (oiseaux sauvages)
  • 02 nov. 2016 Zambie : Anthrax (hippopotame)
  • 03 fév. 2016 Botswana : Anthrax (éléphant)

Renforcement des capacités des points focaux de l’OIE pour la faune sauvage (en Afrique)

L’OIE renforce les capacités de ses membres à traiter les maladies de la faune sauvage et leurs implications à l’interface entre la faune sauvage et le bétail. Les cycles de formation ont débuté en 2010 et se poursuivent.

Centres Collaborateurs de l’OIE avec une expertise sur la faune sauvage

 

 

 

 

Partenariats

L’OIE est membre du Partenariat de collaboration pour la gestion durable de la faune sauvage (CPW). Le CPW est un partenariat volontaire de 14 organisations internationales ayant des mandats et des programmes de fond pour promouvoir l’utilisation durable et la conservation des ressources de la faune sauvage. Le CPW offre une plateforme pour traiter les questions de gestion de la faune sauvage qui nécessitent des réponses nationales et supranationales et travaille également à promouvoir et à accroître la coopération et la coordination sur les questions de gestion durable de la faune sauvage entre ses membres et partenaires.