SVSDC

Renforcement des Services Vétérinaires dans les pays en voie de développement (Afrique)

Progressivement mettre les Services Vétérinaires nationaux en conformité avec les normes de l’OIE à travers la mise en œuvre des missions du processus PVS de l’OIE et de leurs recommandations

Le Processus PVS constitue une évaluation et une analyse de la manière dont un pays peut améliorer ses politiques et stratégies visant à promouvoir une gouvernance vétérinaire efficace et durable.

En Afrique, 51 pays, et plus spécifiquement 51 Services Vétérinaires, participent activement à ce processus et sont chargés d’identifier leurs principaux problèmes ou besoins, et de définir des stratégies et des activités pour améliorer leur fonctionnement et le respect des normes internationales de l’OIE.

Les rapports de mission PVS documentent les résultats de ces missions et fournissent aux gouvernements des plans d’action détaillés et des programmes.

Le Projet SVSDC+R a pour but de soutenir le suivi et la mise en œuvre des recommandations des évaluations des Performances des Services Vétérinaires (PVS), y compris en renforçant l’élaboration des cadres réglementaires requis, à travers des efforts de formation à l’échelle régionale, des appuis au niveau national et en aidant les Communautés Economiques Régionales (CER) à concevoir des plans et des programmes d’investissement efficaces et durables au niveau régional ou sous-régional, sur la base d’évaluations de pays basées sur le PVS.

Un forum de réflexion sur le Processus PVS, financé en partie par le projet SVSDC + R, a récemment eu lieu (avril 2017) et a formulé des recommandations pragmatiques, susceptibles de contribuer à la réalisation des objectifs susmentionnés, en particulier en ce qui concerne l’engagement avec les Communautés Economiques Régionales, l’intégration des missions du Processus PVS dans les cycles de planification stratégique des Services vétérinaires et de leurs ministères de tutelle, ainsi que le soutien au renforcement des compétences au sein des pays en matière d’auto-évaluation et la formulation de missions PVS-sur-mesure, par ex. en mettant l’accent sur la résistance aux antimicrobiens ou l’éradication de la peste des petits ruminants (PPR).

Douze (12) missions du Processus PVS sont programmées d’ici la fin du projet. Jusqu’à présent, toutes les missions ont été financées grâce à d’autres sources de financement. Toutefois, à partir d’août 2017 toutes les missions du Processus PVS en Afrique seront réalisées sur fonds du projet SVSDC + R

Améliorer le cadre législatif des Services Vétérinaires Africains

La législation vétérinaire est un élément essentiel des dispositions nationales qui permettent aux autorités vétérinaires de remplir leurs fonctions clés, notamment la surveillance épidémiologique, la détection précoce et la notification des maladies animales (y compris les zoonoses), la réaction rapide aux urgences sanitaires, ainsi que leur prévention et leur contrôle, la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale et le bien-être animal ainsi que la certification sanitaire appropriée des animaux et des produits d’origine animale destinés à l’exportation. Face à la croissance du commerce mondial et aux changements climatiques conduisant à l’émergence ou la ré-émergence de certaines maladies susceptibles de franchir rapidement les frontières internationales, les Services vétérinaires doivent être soutenus par une législation moderne et efficace. C’est la raison pour laquelle l’élaboration et la mise en œuvre efficaces de la législation sont inscrites parmi les 47 compétences critiques identifiées dans l’Outil PVS de l’OIE pour l’évaluation des Performances des Services Vétérinaires.

 

Le projet SVSDC+R soutient la modernisation de la législation vétérinaire à travers le Programme d’Appui à la Législation Vétérinaire (PALV) de l’OIE. À la suite d’une évaluation des performances des services vétérinaires réalisée à l’aide de l’Outil PVS, et sur simple demande des Membres sur une base volontaire, l’OIE conduit des missions pour porter assistance aux gouvernements désireux de moderniser l’arsenal législatif national et aide, par ce moyen, les services vétérinaires à se conformer aux normes de l’OIE.

 

Au terme d’une mission d’identification initiale, le pays peut demander à l’OIE de poursuivre sa collaboration en signant une convention d’assistance, dans l’objectif de moderniser la législation vétérinaire nationale. Moyennant un protocole d’accord, le pays fournit alors les moyens nécessaires (telle qu’évaluée par la mission) pour rédiger une nouvelle législation et l’OIE fournit un expert pour conseiller le pays. Ce suivi – conseil est principalement assuré par correspondance (à distance) complétée, sur une période de 12 mois, par une ou deux missions de l’expert dans le pays. L’OIE peut également obtenir la participation d’autres experts au cours de l’exécution du protocole d’accord. Ces accords ont été mis en œuvre (en date du 31 décembre 2019) dans les pays suivants :

  • Burkina Faso
  • Côte d’Ivoire
  • Gabon
  • Guinée
  • Maurice
  • Ouganda
  • Sénégal
  • Tchad
  • Zimbabwe

Développer un système, base sur l’outil PVS, permettant aux communautés économiques régionales d’exploiter les données provenant des missions nationales du Processus PVS, menées dans leurs Etats-Membres pour développer des plans d’investissements régionaux

L’OIE développera et validera une méthodologie basée sur une analyse approfondie des rapports du Processus PVS, réalisés dans un pays, en particulier les rapports PVS d’Analyse des Ecarts. La méthodologie identifiera les éléments à prendre en compte lors de l’élaboration d’un plan régional de développement ou d’investissement, ainsi que les parties prenantes qui devront être consultés (à tous les niveaux : national, régional et international). La méthodologie permettra également d’identifier où, quand et comment les pays partenaires peuvent investir de manière optimale et efficace, pour ensuite identifier les investissements susceptibles de pouvoir être menés au niveau régional.

Par ailleurs, cette méthodologie sera validée avec les partenaires impliqués dans le secteur de l’élevage en Afrique, y compris l’UA-BIRA, la FAO et les Communautés Economiques Régionales (CER).

Enfin, l’approche sera validée à travers deux projets (sous) régionaux d’investissement en Afrique.

L’OIE travaille actuellement à la conception d’une base de données qui permettrait de capter des informations d’une manière standardisée. Au centre de cette démarche, le concept de « profils – pays », c’est-à-dire le nombre et la présentation d’informations qui devraient être disponible pour tout pays engagé dans le Processus PVS, permettant aux parties intéressées de les exploiter, que ce soient des agences techniques (régionales et internationales), des CER ou des bailleurs de fonds