Dar es Salaam accueille un atelier de formation de l’OIE sur la santé des animaux aquatiques, axé sur les les maladies des poissons d'eau douce en Afrique et comment les combattre grâce à une biosécurité rigoureuse (cycle III, Afrique)

Dar es Salaam accueille un atelier de formation de l’OIE sur la santé des animaux aquatiques, axé sur les maladies des poissons d’eau douce en Afrique et comment les combattre grâce à une biosécurité rigoureuse

Cet atelier de formation de troisième cycle avait pour objectif d’offrir une formation de recyclage aux points focaux existants, de mettre à niveau les points focaux récemment nommés (en ce qui concerne les modifications récentes des normes de l’OIE et des maladies listées et délistées) et de donner des orientations sur les questions d’actualité émergentes et pertinentes pour le continent Africain, comme la réémergence du SUE en Afrique centrale et la propagation internationale du TiLV sur le continent Africain.

Le séminaire s’est tenu dans la capitale économique de la Tanzanie, Dar es Salaam, en présence de Délégués et de Points focaux de l’OIE pour les animaux aquatiques de 41 pays africains, dont l’Algérie, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, Cabo Verde, le Cameroun, les Comores, la Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, la Guinée Equatoriale, l’Érythrée, eSwatini (Swaziland), Gabon, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, Lesotho, Libye, Maroc, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, l’Ouganda, la République Centrafricaine, São Tomé et Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, le Togo, la Tunisie, la Zambie, le Zimbabwe et le pays hôte: la Tanzanie. Par ailleurs, une communauté économique régionale avait dépêché l’un de ses responsables de l’aquaculture: l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), basée à Ouagadougou.

Outre le personnel régional (Gaborone, Nairobi) et du siège de l’OIE (Service des normes, Paris), cinq experts régionaux et internationaux ont également apporté leurs contributions (par ordre alphabétique): Kevin Christison (Afrique du Sud), David Huchzermeyer (Afrique du Sud), Nelly Isyagi (Ouganda), Marc Le Groumellec (France / Madagascar) et Edmund Peeler (Royaume-Uni).

La cérémonie d’ouverture a eu lieu au New Africa Hotel, au centre-ville de Dar es Salaam, sous l’égide du Secrétaire Général, le Dr Rashid Tamatamah, au nom du Ministre de l’Elevage et de la Pêche, S.E. Luhaga Joelson Mpina, aux côtés du Dr Patrick Bastiaensen (au nom du Représentant Régional de l’OIE pour l’Afrique) et du Dr Osewe Owuory Kajitanus, Directeur adjoint des Services d’Aquaculture, au nom du Délégué de l’OIE en Tanzanie.

La formation, qui s’est déroulée plus de six ans après le (second) cycle de formation au Ghana, a revisitée les bases et est revenue à l’essentiel, en se concentrant sur les normes de l’OIE et les exigences en matière de rapportage (Code aquatique, Manuel aquatique, Lignes directrices sur la surveillance de la santé des animaux aquatiques), en insistant fortement sur la sécurisation des échanges internationaux grâce à une certification fiable, une biosécurité stricte, ainsi qu’une meilleure transparence et fiabilité dans la notification des maladies des animaux aquatiques, sans aucun doute sérieusement sous-estimée aujourd’hui en Afrique. De nombreuses études de cas ont été développées autour des principales menaces actuelles auxquelles fait face l’industrie aquacole en Afrique aujourd’hui: le Syndrome Ulcératif Epizootique (SUE ou infection à A. invadans) et le Virus du Tilapia Lacustre (TiLV) chez les poissons d’eau douce ; Virus du Syndrome des Points Blancs des crevettes pénéides.

Outre les conférenciers, tous d’excellents experts régionaux et internationaux, les Points focaux nationaux de l’OIE ont eu amplement le temps d’examiner des questions opérationnelles liées aux interactions quotidiennes avec l’industrie, la communauté scientifique et – par exemple – les Délégués de l’OIE, généralement des Directeurs de services vétérinaires, dans leur pays. Plusieurs exercices de simulation ont permis aux points focaux d’imiter leur réponse en termes d’exigences d’importation par rapport à la situation sanitaire d’un pays exportateur. S’agissant de la (trop faible) notification, les points focaux nationaux de l’OIE ont insisté sur l’utilité de pouvoir apprendre à préparer et à soumettre des notifications de maladies directement au Système mondial d’information zoo-sanitaire (WAHIS) de l’OIE, tout en soulignant que le faible niveau de notification était avant tout le résultat d’un manque de données, étant donné l’absence généralisée de capacités de diagnostic dans les pays africains.

La formation comprenait une visite à une ferme aquacole familiale de taille moyenne (écloserie de tilapias et de poissons-chats) à l’ouest de Dar es-Salaam, où – par coincidence – un foyer de maladie des points noirs (maladie de la douve du poisson ou diplopstomose) est actuellement prise en charge par mesures appropriées de biosécurité et de compartimentation.

L’OIE remercie le Gouvernement de la République-Unie de Tanzanie, et en particulier son Point focal national, Hamisi Nikuli, pour sa contribution logistique au succès de ce séminaire. Ce séminaire a été financé grâce à une subvention du Parlement Européen, administrée par la Délégation de la Commission Européenne à Nairobi, pour le projet de Renforcement des services vétérinaires dans les pays en voie de développement (SVSDC)

En matière de bio-sécurité aquatique, le diable est dans les détails

Marc Le Groumellec, Expert en santé des animaux aquatiques, Madagascar

Ces dernières années, deux maladies importantes des poissons d’eau douce ont fait leur apparition en Afrique, le syndrome ulcératif épizootique (EUS) et le Virus du tilapia lacustre (TiLV). L’OIE sensibilise les responsables gouvernementaux des autorités vétérinaires et compétentes nationales à la nécessité de prendre des mesures dans le domaine de la biosécurité et d’être plus actifs en matière de notification des maladies.

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