Renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola et des maladies zoonotiques prioritaires : Le projet EBO-SURSY

Ce projet vise à favoriser l’amélioration des systèmes de détection précoce chez les animaux sauvages d'Afrique occidentale et centrale, en utilisant une approche « Une seule santé » pour mieux prévenir les foyers de la maladie à virus Ebola (MVE) et de 4 autres fièvres hémorragiques virales : la maladie à virus de Marburg, la fièvre de la vallée de Rift, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo et la fièvre de Lassa. Ces cinq maladies sont des zoonoses : des maladies d’origine animale qui peuvent être transmise aux humains.

Etant donné la nature complexe de ces maladies, une approche « Une seule santé, » coordonnée entre les acteurs de la santé animale, humaine et des écosystèmes, est nécessaire afin de faciliter le partage des données et assurer que les activités du projet contribuent à une riposte multisectorielle et holistique.

Visant à identifier scientifiquement les animaux sauvages réservoirs du virus Ebola, à mieux comprendre les mécanismes de transmission du virus à l'interface humain-animal-environnement et à renforcer les capacités de surveillance des fièvres hémorragiques et des zoonoses par les acteurs de santé, le projet propose plusieurs opportunités de formations dans ce domaine aux vétérinaires, para-vétérinaires, agents de la faune sauvage et aux techniciens de laboratoire. 

L’amélioration des protocoles de surveillance et une plus grande vigilance de la communauté sont essentielles pour réduire le risque de transmission des virus des animaux aux humains ainsi que pour prévenir et contrôler efficacement les foyers de MVE et des autres maladies zoonotiques. 

FINALITÉ

Le projet vise à mieux comprendre (si ce n'est de définir) le cycle naturel du virus Ebola et, dans le même temps, renforcer les capacités techniques ainsi que les systèmes de surveillance de la faune sauvage au niveau local, national et régional. Son objectif principal étant d’améliorer les systèmes nationaux et régionaux de détection précoce de la maladie à virus Ebola chez les animaux sauvages en Afrique occidentale et centrale, en utilisant une approche « Une seule santé, » dans l'optique d'aider les pays à mieux détecter, caractériser et prévenir les foyers de MVE et d’autres pathogènes zoonotiques (ré-)émergents. Créer des systèmes de surveillance des maladies fondés sur la vigilance durable de la communauté est un élément majeur du projet.

ORIGINE DU PROJET

Avec un soutien financier de l'Union européenne (UE) à hauteur de 8 millions d'euros, le projet quinquennal intitulé, « EBO-SURSY » (« Ebola surveillance systems ») a été lancé par l’OIE le 15 janvier 2017.

 

Objectifs du projet

Le projet EBO-SURSY poursuit les trois objectifs suivants:

  • Développer les capacités institutionnelles et celles de type « Une seule santé » par l'enseignement et la formation
  • Contribuer à sensibiliser davantage les communautés aux maladies zoonotiques
  • Renforcer les protocoles de surveillance des maladies zoonotiques par des enquêtes de terrain et des tests de dépistages plus efficaces

  • Pays prioritaires

    Pays prioritaires

    Dix pays prioritaires en Afrique de l’Ouest et Centrale sont ciblés par le projet EBO-SURSY : le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Léone, le Cameroun, le Gabon, la République du Congo, la République Démocratique du Congo (RDC), et la République Centrafricaine.

    À la suite d'une conférence commune organisée par la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l’Organisation des Nations Unis pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'OIE, l'Organisation Ouest Africaine de la santé (OOAS) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en novembre 2016, certains pays prioritaires se sont lancés dans un processus officiel de création de plateformes « Une seule santé » de niveau régional et national. Les pays affectés par la MVE et d'autres zoonoses (dont des maladies tropicales négligées ou des maladies évitables par vaccination) améliorent continuellement leurs systèmes de surveillance des santés humaine et animale. À leur demande, ces pays participent au Processus PVS de l'OIE, un programme global pour l’amélioration durable de la conformité des Services vétérinaires aux normes de l’OIE, prouvant ainsi leur engagement à long terme dans la construction de systèmes de santé intégrés.

    Le travail de l’OIE sur le projet EBO-SURSY est rendu possible par un rapport étroit et collaboratif avec ses partenaires : Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Institut Pasteur. Les porteurs du projet disposent de réseaux scientifiques et transdisciplinaires au niveau local, régional et mondial et ont des liens anciens et bien établis avec les acteurs locaux dans les pays ciblés par le projet. Ensemble, ils apportent des décennies d'expérience dans la prévention et le contrôle des zoonoses, à travers le renforcement des Services vétérinaires pour assurer leur savoir-faire en recherche biomédicale, santé publique et santé animale, dans le domaine spécifique des maladies infectieuses.